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Leaving Las Vegas

publié le 11 juin 2012 à 19:15 par Philippe Rondas   [ mis à jour : 12 juin 2012 à 12:07 ]
Strip poker.
Après avoir traversé le désert aride du Nevada, on déboule sur le strip de Las Vegas. Le « strip », c’est le surnom donné à la gigantesque avenue bordée de casinos. Cette dénomination vient certainement du fait que beaucoup de touristes en ressortent à poil, dépouillé par les salles de jeux.
A Las Vegas, on peut admirer une fausse tour Eiffel, une fausse statue de la liberté ou encore un faux sphinx trônant devant une fausse pyramide. Dans les casinos, les croupières arborent de faux seins en donnant les cartes aux tables de Blackjack. Dans la rue, de faux spidermans et de faux transformers prennent la pause, au grand plaisir des touristes, pendant que des rabatteurs distribuent des publicités incitant à rencontrer de fausses petites amies, vraies call-girls.
De somptueux buffets permettent de se nourrir à volonté. Côté boissons, des serveuses vous abreuvent sans interruption et pour pas un rond, pour autant que vous soyez assis à une table de jeux. C’est le lieu de tous les excès.
Autant vous dire qu’on a adoré.
Le premier soir, j’ai participé à un (modeste) tournoi de poker. Grâce à un entrainement intensif au contact de mes amis verviétois, j’ai décroché la 2ème place sur 34 joueurs. Je n’étais pas peu fier. Pendant ce temps, Maga dépouillait le Flamingo au Blackjack. Evidemment, en trois jours, on n’a pas fait que gagner…  Mais au final, on est ressorti du strip la tête haute et avec nos vêtements.
Les gains équilibrant les pertes, on est même en bonni de quelques dizaines de dollars.

Paris Las Vegas.
Durant notre séjour, on était logé au « Paris-Las Vegas », l’un des hôtels les plus bling-bling du coin (celui avec la fausse tour Eiffel). Nos amis couch-surfeurs néozélandais nous avait refilé le tuyau : les casinos tiennent tellement à vous attirer à leur tables que les tarifs de leurs hôtels sont ridiculement bas. Notre chambre avait de petits airs de suite : un couloir d’entrée, un petit bureau séparé, une vaste chambre à coucher et une salle de bain vraiment spacieuse. Pour le même prix en Californie, on avait un minuscule clapier dans un motel pouilleux, hanté de relents de vieux cigarillo mouillé.
La salle de jeux du Paris-Las Vegas est une « reconstitution » des rue de Paris, surplombée par un faux ciel crépusculaire, peint en trompe-l’œil, comme pour être bien certain que les joueurs perdent toute notion du temps. Et ça marche! Après trois nuits à Vegas, on est reparti avec l’impression d’y être resté une semaine… et de n’avoir pas beaucoup dormi.









Le trop Grand Canyon
Avant de retourner vers L.A. pour rapporter la voiture de location, on a fait un crochet par le Grand Canyon, ce rêve de gosse. Maga l’écrivait dans l’article précédent : il est souvent difficile de capturer en photo certains paysages grandioses. Un objectif ne peut pas toujours appréhender l’immensité des décors. Dans le cas du grand Canyon,  c’est carrément le cerveau qui a du mal à interpréter ce que les yeux contemplent. Les dimensions du relief qui s’étale devant nous sont tellement démesurées qu’on a du mal a comprendre ce que l’on voit. Notre première vision du Canyon nous a d'ailleurs laissé littéralement sans voix.
La nature aura mis près de 6 milliards d’années pour sculpter l’endroit. Étalées sur près de 5000 km², les vallées creusées par la rivière Colorado descendent jusqu’à 2 kilomètres de profondeurs.
Pour compléter cette vaine description, quelques photos, indignes du sujet :







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