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La vie à Bodgaya

publié le 25 oct. 2011 à 10:28 par magali lognoul
Voici quelques anecdotes de notre séjour à Bodgaya.
Comme Philippe l'a écrit nous avons séjourné au Root Institute, un institut bouddhiste aux règles de vie un peu particulières. Outre le silence imposé dans la salle à manger, voici ce qui est affiché à l'entrée du site :



- ne pas tuer
- ne pas voler
- ne pas mentir
- ne pas avoir d'activité sexuelle
- de pas prendre de toxiques
- ne pas jouer de la musique

Pour le point 1 on pourrait tous se dire dire qu'on est d'accord. Mais voilà le point 1 inclut également les moustiques. Il est en effet expliqué dans les chambres le "bon usage" de l'anti-moustique électrique :
"Veuillez brancher l'anti-moustique 10 minutes, ensuite ouvrez la porte pour laisser les moustiques sortir..."
On a testé la méthode bouddhiste mais après une dizaine de piqûres j'en suis revenue à la bonne vieille méthode de la chasse munie d'un papier journal. La chasse fut fructueuse et oui les pauvres ne se méfiaient pas!!!

Un autre aspect du centre sont ses chambres "monastiques" sans SDB et sans toilettes. Les deux lits (enfin 2 planches de bois recouvertes d'un très mince matelas) sont séparés par une table de 2 mètres de large (voir point 4). C'est bien entendu pendant  notre séjour que j'ai eu ma première turista fulgurante. J'ai donc passé la nuit à faire des aller et retour aux toilettes au bout de l'allée. Vu le nombre de portes que j'ai entendu claquer cette nuit là je ne devais pas être la seule (je soupçonne très fort le maudit chou bouddhiste d'être la cause de tous ces soucis). J'en profite au passage pour remercier le Docteur Léonard pour nous avoir prescrit l'ORS, il m'a été bien utile cette nuit là :)

Voilà pour les côtés négatifs mais il serait injuste de réduire le centre à ces anecdotes. C'est aussi un lieu d'un calme impensable en Inde. Le rôle de tondeuse est tenu par quelques biquettes installées chaque matin dans le gazon. Pour les plus matinaux (et les plus intéressés) des séances de méditation sont proposées chaque matin à 6h45. Vous connaissez mon tempérament de marmotte cartésienne, j'ai zappé la méditation. Par contre je me suis laissé emporter par le moulin à prière. C'est bizarre mais j'ai ressenti une réelle émotion en poussant cet énorme cylindre. J'ai fait une prière pour tous ceux que j'aime : maman, papa, Nana, Aby, Mélusine, Oli, Philippe, Belle-maman, Beau-Papa, la famille Chantrain, les Deffense, les Gilliquet, les Taquet, les Malmendier, les King, les Bastin, les Sbrew, les Gillet, Céline, Cora, Dan, Sarah, Sabine, Sabrina... et mes collègues en particulier Anne, Doris et Elise.

Bodgaya ce fut aussi des moments de joie et de sérénité, de brèves mais touchantes rencontres.
Enfin Bodgaya restera pour moi cet endroit où des gens comme Anne et d'autres se mettent au service de la communauté. Un endroit où des enfants rejetés de tous trouvent un toit, des soins, de l'instruction, de l'amour...
Si vous venez en Inde, passez par Bodagaya vous ne le regretterez pas.








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