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Au pays des kiwis

publié le 26 mars 2012 à 01:30 par magali lognoul
Le mot Kiwi désigne à la fois le fruit (on n’en mange pas c’est trop cher), l’animal (on n’en a pas encore vu car le seul moyen est de payer très cher l’entrée d’une réserve), et les habitants de NZ (eux on les a rencontrés et ils sont très sympas)
Dès notre arrivée à l’aéroport on a compris que les Kiwis (les habitants pas les fruits) sont vraiment accueillants. En effet : s’il y a bien une constante lors de nos différents voyages c’est le manque d’amabilité des douaniers et ce dans chaque pays traversé, même ceux réputés pour leur sourire (Inde, Thaïlande…). Et bien en NZ vous êtes accueillis par un grand sourire, on vous fait la causette pendant qu’on examine vos passeports et on vous souhaite un bon séjour.
Le lendemain on attendait le bus devant notre hôtel quand un charmant couple de quinqua passant par là en voiture s’est arrêté pour demander où on allait. Renseignement pris ils nous ont dit qu’on était au mauvais arrêt et que, le bus ne passant que dans une heure, ils allaient nous déposer au centre commercial pour l’attendre.
On s’est un tout petit peu méfié mais non ils étaient juste super sympas ! Ils nous ont expliqué sur le trajet quel bus nous devions prendre et quel ticket acheter. Bienvenue au pays des Kiwis !
Tout au long de notre séjour on a ainsi pu mesurer la gentillesse des Kiwis notamment lors de notre couchsurfing.

Ile du Sud Acte II
Queenstown
Après notre féerique croisière à Milford Sound on s’est rendu à Queenstown, célèbre pour ses sports extrêmes et ses paysages sublimes. Peter Jackson, le réalisateur du Seigneur des anneaux ne s’y est pas trompé puisqu’il a tourné de nombreuses scènes de sa trilogie dans la région.
Vu qu’on est à la fois trop fauché et trop froussard pour tester le benji et autres joyeusetés proposées on s’est juste offert un petit bouquin reprenant les différents sites de tournages de la Trilogie. Bon il faut bien avouer que depuis qu’on a mis un pied en Nouvelle Zélande on se croit vraiment en Terre du Milieu tant les paysages semblent tout droit sortis des livres de Tolkien. Munis de ce guide du parfait petit fan nous pourrons voir les vrais lieux de tournage.
En voici quelques-uns, les fans (et seulement eux) apprécieront :



La rivière "Anduin', ou la communauté de l'anneau passe entre les piliers des Rois.

La rivière où Arwen noie les Nazguls.

Philippe, dans la morne plaine aride du Mordor.

Le glacier Franz-Joseph
La NZ offre vraiment tous les paysages de rêve dont deux célèbres glaciers. L’ascension de ces monstres doit se faire impérativement accompagné par un guide. De nombreuses pancartes vous mettent en garde et vous rappellent les terribles dangers auxquels vous vous exposez si vous tentez l’aventure par vous-même. Bien sûr comme toutes les activités en NZ les prix sont exorbitants. N’étant pas sûr d’avoir la condition physique requise on optera donc pour la balade gratuite et balisée qui nous conduira au pied du glacier. On a un peu regretté de ne pas avoir tenté l’ascension en voyant les groupes passer devant nous mais le spectacle vu d’en bas était déjà bien sympa.


Punakaiki
Nous voici repartis vers le nord (de l’île du sud). En route nous nous sommes arrêtés à Punaikaiki qui signifie littéralement «les rochers pancakes ». Et en effet le spectacle est une fois de plus saisissant ; les énormes vagues surpuissantes qui se fracassent contre la côte ont créé ces drôles de rochers.


Golden Bay – Abel Tasman
Nous voici à la pointe nord de l’île du sud. Le parc national de Tasman est réputé pour une activité : le kayak de mer. Alors pour une fois on a ouvert le porte-monnaie et déboursé une jolie somme pour une demi-journée de balade guidée. Nous on se disait qu’avec notre grande expérience du kayak dans l’Ourthe on pourrait bien se passer de guide mais le formulaire de décharge que l’on signe vous expliquant les nombreux risques que vous encourrez en pratiquant ce sport dangereux vous dissuade plutôt de tenter l’aventure tout seul. La demi-heure de briefing avant le départ nous confortera dans notre choix. Nous voilà donc partis à l’assaut de la Golden Bay avec un petit groupe (dont un couple de français en voyage de noces) et notre guide ultra sympa. Le Kayak de mer n’a pas grand-chose à voir avec son cousin d’eau douce : on a une jupette et le kayak possède un gouvernail dirigé par des pédales (et les pagaies sont asymétriques comme il se doit, n'est-ce pas Fred :))) ). Les vagues, assez petites il faut l’avouer, n’aident pas vraiment à la manœuvre mais on s’en est plutôt bien sorti. Cette sortie fut très instructive : comme d’habitude on a pu admirer la faune locale composée d’albatros, d’otaries et de petites raies.


On a appris que la Golden Bay s’appelait autrefois la baie des meurtriers (les Maoris n’ayant pas appréciés les premiers colons blancs qui ont débarqués sur leur île). Elle ne prendra son nom actuel de "Baie dorée" que lors de la ruée vers l'or. On a aussi compris pourquoi les activités coûtent si cher en NZ. Outre les salaires qui doivent être élevés vu le prix de la vie, les activités proposées sont toujours très pro. Vous avez tout le matériel à disposition, le guide est juste parfait, l’ambiance super détendue et dans notre cas on fut gavé de muffins maison trop trop bons lors de la pause.
En dehors de cette activité sportive, cette pause balnéaire aura aussi été l’occasion de se poser deux nuits de suite dans un vrai camping avec douche, eau chaude et électricité et ça fait vraiment du bien après un début de séjour sur les chapeaux de roue.

La région de Nelson
On ne peut pas dire qu’on ait vraiment visité la région mais cette étape fut pour nous l’une des plus enrichissantes puisqu’elle a été l’occasion de faire enfin du vrai couchsurfing. Notre première tentative en Inde avait été un peu mitigée (pour rappel notre hôte nous avait accueilli dans son hôtel) et on se réjouissait de pouvoir enfin tester le concept. L’expérience fut concluante. On est tombé sur un couple très sympa. On a partagé un barbecue, fait la connaissance de tous leur animaux (dont la célèbre Rosie) et renouer avec le confort qu’offre une vraie maison.
Rosie

Malbourough Sounds
Encore des "Sounds". Les sounds sont des fjords (enfin plus ou moins mais on n’a pas trop compris la différence). Ceux de la région du Malbourough sont un peu moins spectaculaires que ceux de Milford mais sont beaucoup plus facilement accessibles en voiture. On a donc fait route vers Portage, où nous avons passé la nuit dans un DOC. Le DOC (Department of conservation) propose de nombreux campings très peu chers et toujours situés dans des endroits magnifiques, en pleine nature et proche des parcs naturels. Ils sont malheureusement souvent éloignés des principales attractions touristiques et des grandes villes mais, en général, ça vaut le coup de faire quelques kilomètres en plus pour en dénicher un.
Celui-ci était minuscule et situé juste devant une plage bordant le fjord. Peu après notre arrivée on fut accueilli par une espèce de gardien (on n’en avait jamais vu jusqu’à présent, ces campings reposant sur la confiance, vous devez déposer le montant requis dans une petite boîte).  Ce gardien donc nous a gentiment prévenu de ne pas nous affoler si nous entendions des coups de feu vers minuit, car il allait chasser le possum, « the bloody pest of NZ » Le possum, KEZAKO ???
En fait on a pu en voir des dizaines écrasés le long des routes. Leur fourrure est utilisée pour confectionner de nombreux souvenirs. Cette petite bête originaire d’Australie cause de grands dommages à la végétation et c’est pourquoi elle est qualifiée de « bloody pest » (maudite peste) Nous qui pensions que la « bloody pest » de Nouvelle Zélande était la sandfly, cette mouche des sables qui pique et repique sans arrêt. Cette petite créature est connue depuis la nuit des temps, les premiers navigateurs la décrivant déjà comme la pire des bestioles. Vous ne pouvez pas lire un blog ou un guide qui parle de la NZ sans voir évoquer cette maudite créature.
Cette première émotion passée, on s’est gentiment installés dans notre campervan pour regarder la deuxième partie du film racontant la vie du Che (et oui même en tour du monde on reste des cinéphages). Vers 10 heures, j’entends frapper à la fenêtre du van et je suis aveuglée par la lumière d’une lampe frontale. Après un petit arrêt cardiaque on sort pour voir ce qui se passe. En fait les trois charmantes campeuses qui avaient élu domicile un peu plus loin venaient juste nous prévenir qu’un spectacle étonnant (et gratuit) se tenait à quelques mètres de là. On a pu ainsi admirer une forêt illuminée de vers luisants, un spectacle irréel et très rare paraît-il. Merci à nos voisines de nous avoir fait si peur, on a vécu un de nos plus beaux moments.

Le Malbourough
Le Malbourouh n’est pas seulement célèbre pour ses fjords mais également pour ses vins et notamment son mondialement renommé « Sauvignon blanc » en français dans le texte. On a donc tenté l’expérience de la dégustation. La première, au domaine de Highfield, fut mémorable. Les vins étaient tous délicieux et nous sommes repartis avec une bouteille de rosé et un riesling. La deuxième le fut beaucoup moins, les vins étaient plus que médiocres comme quoi avec un même cépage, à moins de 5 kilomètres de différence et on peut avoir des vins de qualité très différentes.

Kaikoura
Notre dernière activité programmée dans l’île du sud était une croisière à la rencontre des baleines, un vieux rêve.
Les baleines étaient au rendez-vous, on a pu admirer deux « sperm whales » c’est-à-dire deux cachalots mais ça le fait moins en français. (C’est la plus grosse des baleines dotées de dents). Bon c’est vrai qu’on voit juste son dos pendant 10 minutes avant qu’elle ne replonge dans les profondeurs mais le spectacle de son énorme nageoire plongeant dans l’océan est quand même quelque chose d’unique.
Je dois bien avouer que j’étais un peu déçue je m’attendais à des baleines bondissant de l’eau ou à des familles d’orques faisant la course (comme Estelle et Evrard ont pu en voir lors de leur passage en janvier) mais heureusement les dauphins étaient là pour me consoler. C’est ainsi qu’on a pu admirer des dizaines de dauphins pirouettant hors de l’eau et faisant la course avec notre bateau pendant un bon moment.
C’était vraiment magique et je dois bien avouer que la fan des documentaires animaliers que je suis a écrasé une petite larme devant un tel spectacle.





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